Avec un nouveau forage hydraulique, les habitants tournent la page des longues distances et des maladies liées à l’eau insalubre.
Le village Biboko, peuplé de d’environ 800 habitants et situé à 52 km de Bétaré-Oya dans la région de l’Est, dispose désormais d’un accès durable à l’eau potable grâce à un forage à motricité manuelle réalisé par la Cameroon Oil Transportation Company (COTCO). L’infrastructure a été officiellement rétrocédée aux populations le 18 mars 2026, au cours d’une cérémonie marquée par une forte mobilisation communautaire. Pour les habitants, cette réalisation représente bien plus qu’un simple ouvrage hydraulique. « Aujourd’hui, à Biboko, c’est la fête de l’eau », confie avec émotion Dena Zamari, une habitante du village. Pendant des années, explique-t-elle, les familles s’approvisionnaient à la rivière, avec les conséquences sanitaires que cela impliquait. « Maintenant, c’est terminé. C’est désormais du passé », se réjouit-elle.

Construit dans le cadre du programme de responsabilité sociétale de COTCO, le forage vise à améliorer durablement les conditions de vie des populations riveraines du pipeline Tchad-Cameroun. « COTCO participe à la politique d’approvisionnement en eau du gouvernement camerounais afin d’offrir un meilleur cadre de vie aux populations », a rappelé André Belle Gorsiri, Chef du département de la Responsabilité Sociétale d’Entreprise et représentant du Directeur Général Jean-Paul Simo Njonou.
L’ouvrage, d’un coût de 5,8 million de FCFA, permettra également de réduire l’exposition aux maladies hydriques. Pour Donald Sodea, adjoint au Sous-préfet de Bétaré-Oya, cette initiative « apporte une réponse concrète à un besoin essentiel ». Même satisfaction chez Véronique Soumai, habitante du village: « L’eau est venue nous trouver à la maison. S’il y a de l’eau potable, il y a la santé ».
Afin de garantir la pérennité du forage, un comité de gestion local a été mis en place et des agents de maintenance formés. Il s’agit du deuxième forage manuel que COTCO rétrocède en 2026, et ce, après plus de soixante forages manuels et neuf forages solaires déjà réalisés depuis 2012 le long du pipeline Tchad-Cameroun.


